Le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a annoncé qu’un « cyberincident » l’a forcé à mettre ses systèmes d’entreprise hors ligne par mesure de précaution.

CANAFE est un organisme gouvernemental au Canada qui fonctionne comme l’unité du renseignement financier du pays. Il mène des enquêtes sur le blanchiment d’argent, suit des millions de transactions suspectes chaque année et divulgue des milliers de renseignements sur les flux d’argent illégaux à la police.

L’agence a publié un bref communiqué de presse sur son site Web indiquant que les systèmes de renseignement ou classifiés du Centre n’ont pas été consultés, de sorte que les informations sensibles et les capacités opérationnelles liées à sa mission principale restent sécurisées.

« Au cours des dernières 24 heures, CANAFE a géré et continue de gérer un cyberincident. L’incident n’implique pas les systèmes de renseignement ou classifiés du Centre », peut-on lire dans le communiqué de presse.

« Par mesure de précaution, CANAFE a mis ses systèmes organisationnels hors ligne afin d’assurer leur intégrité et de protéger les renseignements que le Centre conserve. »

CANAFE collabore avec des partenaires fédéraux, y compris le Centre canadien pour la cybersécurité, pour rétablir les opérations et améliorer les défenses afin de prévenir de futurs incidents.

Le cyberincident s’est produit pendant le week-end et aucune autre mise à jour n’a été partagée depuis lors.

Breachtrace n’a vu aucun ransomware ou groupe de menaces d’extorsion de données assumer la responsabilité de l’attaque contre CANAFE, de sorte que les auteurs de la menace restent inconnus.

Depuis le début de l’année, le Canada traverse une période difficile en matière de cybersécurité, avec de multiples victimes et incidents très médiatisés.

À la fin du mois de février, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), la force de police nationale du pays, a annoncé qu’elle avait subi une faille de sécurité sur ses systèmes informatiques, entraînant la mise hors ligne de son site Web.

Plus tôt le mois dernier, Pipelines Trans-Nord (PTNI), un important exploitant de pipelines transportant quotidiennement 221 300 barils de pétrole raffiné à travers le pays, a admis avoir subi une violation de données. Le ransomware ALPHV / Blackcat a revendiqué la responsabilité de l’attaque.

Un autre incident de ransomware en janvier 2024 a touché le zoo de Toronto, le plus grand zoo du Canada.

Enfin, l’Université Memorial de Terre-Neuve( MUN), la plus grande université publique du Canada atlantique, a également subi une cyberattaque en janvier qui a affecté les cours, les capacités de paiement et l’accès au portail étudiant.

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